Je n'arrive pas à dire non
L'histoire de Sophie, qui n'existe pas — et que vous connaissez peut-être.
Il y a une histoire qui revient si souvent dans mes séances que je vais la matérialiser. Disons Sophie.
Sophie n'existe pas. Ou plutôt, elle existe en dizaines d'exemplaires — et je respecte trop mes patientes pour raconter l'histoire de l'une d'elles. Alors Sophie sera toutes celles-là à la fois.
Sophie a 38 ans, elle est infirmière, deux enfants, une maison bien tenue, des amis qui l'adorent. Sur le papier, tout va. Elle vient me voir pour la fatigue et le sommeil.
Et puis, à la fin de l'entretien, presque en se levant, elle lâche : « De toute façon, j'arrive jamais à dire non. » Comme si c'était un détail.
Ce n'est pas de la gentillesse
On range ça dans la case « je suis trop gentille ». Pourtant la gentillesse, ça choisit. Quand le oui sort tout seul, avant même d'avoir regardé l'agenda ou consulté l'envie, ce n'est plus un choix.
C'est un réflexe. Et un réflexe, ça s'est appris quelque part.
Chez Sophie, ça vient de loin
En creusant un peu, elle raconte une mère souvent malade, un père absent, et une petite fille de sept ans qui a compris très tôt qu'il valait mieux ne rien demander. Qui a même appris à faire avant qu'on demande, pour que la maison reste calme.
Ce n'était pas une faille. À sept ans, c'était même remarquablement intelligent. Le problème n'est pas que cette stratégie ait existé — c'est qu'elle tourne encore trente ans après, à l'hôpital et dans son salon, là où elle ne protège plus personne.
Ce que ça coûte, en vrai
Une fatigue que le repos ne répare pas, parce qu'aucune journée n'a vraiment été choisie. Une irritabilité qui explose sur des broutilles, faute d'être sortie là où il aurait fallu.
Et le plus dur à s'avouer : une rancune sourde envers des gens qui n'ont pourtant rien exigé.
Cette rancune-là n'est pas de la méchanceté. C'est la facture d'un compte qu'on n'a jamais présenté.
Se raisonner ne suffit pas
Sophie sait tout ça. Elle se l'est déjà dit en rentrant d'un dîner de trop, elle s'est promis que la prochaine fois. Et la prochaine fois, le oui est sorti avant elle.
Ce n'est pas un manque de volonté. Le réflexe ne se joue pas dans la partie qui raisonne — il part plus vite qu'elle. Dans le corps d'abord, souvent : la gorge qui se serre, la chaleur qui monte, l'envie que la conversation s'arrête tout de suite.
Alors c'est là qu'on va travailler. Pas pour convaincre Sophie de dire non, elle est déjà convaincue. Avec l'hypnose et la PNL, on va défaire l'automatisme là où il s'est installé, et laisser son inconscient trouver une autre réponse à ce qui le déclenche.
Ce qui change, quand ça change
Rarement une révolution. Le plus souvent, un tout petit décalage : une seconde de plus avant de répondre.
Cette seconde-là suffit. C'est elle qui transforme un réflexe en choix.
Et après, il y a la découverte qui surprend tout le monde : les gens survivent très bien à nos non. Ceux qui ne les supportent pas n'aimaient pas la personne — ils aimaient sa disponibilité. C'est rude, et ça vaut la peine de le savoir.
Si vous vous êtes reconnue quelque part dans Sophie, c'est normal.
Elle est faite de beaucoup de monde.
Vous vous êtes reconnu(e) quelque part dans ce texte ? On peut en parler — écrivez-moi un e-mail, ou un SMS au 07 49 91 84 72, et nous conviendrons d'un moment.
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