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📖 Les carnets d'Emily

Ce qui se passe vraiment pendant une séance d'hypnose

Non, vous ne perdrez pas le contrôle. Ce que vous vivrez, minute par minute.

C'est la question qui revient le plus souvent, au téléphone comme au début d'une séance. « Est-ce que je vais perdre le contrôle ? »

Non. Et je préfère le dire tout de suite, parce que sinon cette crainte occupe la première demi-heure.

L'hypnose de spectacle, ce n'est pas ça du tout

Ce que vous avez vu à la télévision, c'est un numéro. Des volontaires choisis parce qu'ils sont très réceptifs, une mise en scène, un public qui attend quelque chose. Rien de tout ça n'existe dans un cabinet.

En hypnose Ericksonienne, vous restez conscient(e) du début à la fin. Vous m'entendez, vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux, me dire que quelque chose ne vous va pas. Beaucoup de personnes me disent en se relevant : « j'ai tout entendu, je crois que ça n'a pas marché ». Et puis les semaines suivantes, elles constatent que si.

Cet état, vous le connaissez déjà

C'est celui du trajet en voiture dont vous ne gardez aucun souvenir précis. Du livre qui vous absorbe au point que vous n'entendez plus la pièce autour. Du regard qui se perd par la fenêtre, et du temps qui passe autrement.

Ce n'est ni du sommeil, ni de l'inconscience. C'est juste un moment où le mental arrête de commenter, et où une autre partie de vous — celle qui garde toutes vos ressources — devient accessible.

Comment se passe une première séance

Elle dure une heure trente, et l'hypnose n'occupe pas tout ce temps-là.

On commence par échanger. Ce que vous vivez, depuis quand, ce que vous avez déjà essayé. Et surtout ce que vous voulez à la place — c'est souvent la question la plus difficile. « Je ne veux plus être angoissée » ne donne aucune direction. Alors on cherche ensemble vers quoi aller.

Ensuite je vous guide par la voix vers cette détente attentive. Il n'y a rien à réussir. Certaines personnes s'y posent en trois minutes, d'autres ont besoin de deux séances pour lâcher. Les deux sont normales.

Puis on travaille. Des images, des métaphores, des suggestions : votre inconscient comprend cette langue-là bien mieux que les raisonnements. C'est d'ailleurs pour ça que « se raisonner » ne fait jamais partir une peur. La peur ne parle pas cette langue.

Le retour se fait doucement, et on prend le temps de reposer des mots dessus.

Combien de séances

Pour quelque chose de précis — une peur identifiée, un blocage circonscrit — trois à cinq séances suffisent souvent. Pour ce qui s'est installé sur des années, il en faut davantage. C'est normal, et je préfère le dire avant.

Je n'ai pas de baguette magique. Personne n'en a. Ce qui fait bouger les choses, c'est le travail que votre inconscient continue entre les séances.

« Et si ça ne marche pas sur moi ? »

L'autre grande crainte. Être réceptif à l'hypnose, ce n'est pas un don qu'on aurait ou pas — ça s'apprend, et l'approche Ericksonienne s'adapte à vous plutôt que l'inverse. Si votre façon d'y entrer passe par le mouvement, par l'image, ou même par le doute, on fera avec.

Une seule chose est vraiment nécessaire : avoir envie d'y aller.

On n'hypnotise personne contre son gré. Heureusement.

Vous vous êtes reconnu(e) quelque part dans ce texte ? On peut en parler — écrivez-moi un e-mail, ou un SMS au 07 49 91 84 72, et nous conviendrons d'un moment.

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